AUX RENDEZ-VOUS DE L’HISTOIRE DE BLOIS

samedi 7 avril 2018 

Les Rendez-vous de l’Histoire de Blois se sont imposés, en vingt ans d’existence, comme le lieu de rencontre incontournable des professionnels et des amateurs de l’histoire, attirant, l’espace d’un week-end, plusieurs dizaines de milliers de personnes. Depuis maintenant quatre ans, les Amies et Amis de la Commune y ont trouvé leur place, à la fois avec leur stand dans le Salon du Livre, et en apportant leur pierre aux débats.

Le thème de l’édition 2017 était « Eurêka ! Inventer, découvrir, innover ». Près de 500 débats et conférences, réunissant 1000 intervenants, ont pendant trois jours décliné ce thème dans toutes ses dimensions. La Commune, comme « laboratoire de l’innovation politique et sociale », avait naturellement sa place dans cette manifestation. C’était le titre de la « carte blanche  » donnée aux Amies et Amis de la Commune pour une conférence prononcée par Jean-Louis Robert le dimanche 8 octobre et qui, bien que programmée dans un lieu un peu excentré, a fait salle comble.

Devant une salle attentive et en présence de nombreux membres de notre association, Jean-Louis Robert nous a offert une nouvelle fois une belle conférence, au cours de laquelle il nous a fait partager ses minutieux travaux de recherche, mais aussi ses joies à la découverte de nouveaux documents. Il nous rend impatients de lire son prochain livre.

Pendant trois jours, une quinzaine d’ami.e.s se sont relayés sur notre stand, installé entre la Société des Études robespierristes et le Musée de l’immigration – un voisinage qui nous va parfaitement – et qui a reçu la visite de nombreux festivaliers : des enseignants, bien entendu, qui cherchent à se documenter sur la Commune ; des jeunes, étudiants ou autres, à qui le mot « Commune » dit quelque chose, mais qui sont curieux d’en savoir plus ; des connaisseurs, comme Pierre Boisseau, adjoint au Maire de Blois qui a déjà animé deux émissions sur la Commune à l’antenne d’une radio locale, comme cette femme qui recherche un ancêtre communard, ou encore comme ce père de famille soucieux de transmettre à ses deux enfants son intérêt pour la Commune et qui fait le plein de brochures. Sans oublier Jean-Noël Jeanneney, président du Conseil scientifique des Rendez-vous, qui s’est arrêté quelques minutes à notre stand.

Bref, nous n’avons pas perdu notre temps. Les Rendez-vous de l’Histoire sont un lieu où nous pouvons toucher un public éclairé, mais non militant, venu de toute la France, que nous n’aurions pas forcément l’occasion de rencontrer ailleurs.

Au moment de la clôture, le dimanche soir, le thème de l’année suivante est dévoilé : en 2018, ce sera «  La puissance des images ». Nul doute que nous aurons des choses à dire.

Jean-Louis GUGLIELMI et Michel PUZELAT

SUR LES TRACES DES COMMUNARDS À BRUXELLES

samedi 7 avril 2018 

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Les amies et amis au balcon de l’Hôtel de Ville

Le samedi 14 octobre au matin, nous quittons la place d’Italie pour Bruxelles. Le voyage ne fut pas trop dur. Nos ami.e.s nous attendent à l’hôtel Bedford, notre quartier général.

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Nos porteurs de pancartes, Viviane et Pierre

Christine et Jef nous font part des festivités minutieusement préparées pour ces deux jours de visite, et afin de nous démontrer l’obligation de revenir pour découvrir tous les lieux de la ville et le séjour des communards. Deux groupes sont constitués, « Jules Vallès » et « Louise Michel », pour nous rendre à La Fleur en Papier Doré, première halte pour nous restaurer, où commence notre périple. Les exilés de la Commune à Bruxelles sont environ 1500, près de la moitié sont des travailleurs manuels. Environ 220 lieux d’habitat et une trentaine de lieux de rencontre ont pu être recensés : rue du Midi et rue des Alexiens (noyau d’habitat de communards) et les quartiers avoisinants.

Nous arrivons au restaurant, lieu mythique fréquenté par les surréalistes, où nous passons un très bon moment avant de reprendre le circuit touristique : rue Haute (lieux de rencontre des exilés), rue Saint-Ghislain, où se situe le Mont-de-Piété.

Nous arrivons rue des Tanneurs, aux Archives de la Ville de Bruxelles, où nous sommes accueillis par une documentaliste qui nous explique l’organisation des fonds. En ce lieu se trouvent notamment les archives de la police ; quelques « fiches » de communards nous sont présentées, notamment celles de Jules Vallès et Auguste Okolowicz…

Nous passons devant les vestiges des remparts, puis arrivons devant le Palais de Justice, le plus grand bâtiment à l’époque, symbole de la justice écrasant le peuple en contrebas. Sa construction a nécessité la destruction d’une partie du quartier appelé La Marolle, des communards ayant été engagés pour ce vaste chantier. Nous traversons de nombreuses rues répertoriées comme lieu d’habitat et de rencontre des communards. Dans les galeries Saint-Hubert, au 27, la Taverne Royale est un lieu de réunion et le QG de Jules Vallès, qui fréquente également le 5, où sont édités plusieurs journaux.

Après être allés nous reposer un instant à l’hôtel, nous allons jusqu’à la salle Sacco et Vanzetti, où nous est servi un repas solidaire. Cette soirée est l’occasion de mieux nous connaître, d’échanger, de chanter.

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Consultation et commentaires aux Archives de la ville

Dimanche matin, nous continuons la visite de la ville avant de nous rendre à l’hôtel de ville, sur la Grand’Place. Le guide, Roel Jacobs, nous fait découvrir de très belles salles en nous racontant l’histoire de la Belgique, le tout ponctué d’anecdotes extraordinaires. Le bourgmestre (maire), Philippe Close, nous permet de visiter son bureau, avant de nous recevoir dans la salle et de nous parler de la Belgique, de l’attachement des Belges à leur commune.

Nous avons remercié le bourgmestre pour son accueil, pour ce qu’il nous a permis de découvrir et avons rappelé le rôle de Jef, sans qui rien n’aurait pu se réaliser. Jef Baeck a remercié le bourgmestre, puis nous avons pris un drink.

Après cette réception, nous sommes allés à La Kasbah pour déguster un couscous.

Il nous a fallu remonter dans le car pour récupérer nos bagages avant de nous rendre à la Fonderie, musée bruxellois des industries et du travail, où deux guides nous présentent ce qu’étaient le travail et la vie de ces ouvriers (hommes, femmes, enfants).

Les bonnes choses ont une fin et nous devons nous séparer pour reprendre le chemin du retour, avec dans la tête plein d’images, de souvenirs.

Un grand merci aux ami-e-s bruxellois qui n’ont pas ménagé leur peine pour nous organiser un superbe voyage. En plus, nous avions le soleil avec nous.

Françoise BAZIRE

DES NOUVELLES DU BERRY

samedi 7 avril 2018 

Le 3e café communard qui a suivi notre Assemblée générale, où nous avons été très heureux de bénéficier de la présence de Françoise Bazire, a été un moment propice aux échanges d’idées sur la modernité de la Commune. En prolongement de la montée au Mur avec beaucoup d’organisations, d’une part et, d’autre part, de leurs contributions parues en 1999 dans l’ouvrage La Commune de Paris aujourd’hui, un large débat a été ouvert avec des organisations Indre-Cher ayant répondu à notre invitation (certaines sont excusées : la CGT, le Parti Socialiste, l’UNSA).

Se sont ainsi exprimés directement ou par contribution : le Syndicat de la Magistrature, le NPA, le Parti Communiste, les Femmes Solidaires, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, la Ligue de l’Enseignement. Cet apport constructif a précisé leur lien concret avec l’histoire de la Commune et son actualité. Les Ami-e-s du Comité berrichon ont confirmé, exemples à l’appui, l’importance de la modernité de la Commune, et la nécessité d’une présentation objective et critique de son histoire, pour répondre aux attentes de démocratie et de justice sociale. L’ensemble des communications, qui participent à une très intéressante réflexion, seront mises sur le blog Vaillantitude [1] et paraîtront en petite brochure. Notre comité présente aussi ses propres productions historiques ou artistiques. Des conférences : «  Rimbaud, Ardennais, communard et symbole de la jeunesse  » (programmé pour le prochain Printemps des poètes en 2018) ; « Séverine » ; « Les contes kanak de Louise Michel  ». Nous avons participé à la Semaine de la Laïcité, à Bourges, début décembre. Notre comité berrichon va finaliser la réédition d’un ouvrage familial sur Gabriel Ranvier. Oui, notre comité fait référence en Berry.

Dans l’Indre.

La diffusion de l’histoire populaire se poursuit. Ainsi, chaque été, une très grande fête champêtre rassemble plusieurs milliers de personnes à Chamorin, un hameau de la commune de Baraize. Cette année, deux personnes parmi les organisateurs avaient assisté l’hiver précédent à un exposé sur La Commune de Paris avec les ouvriers maçons des confins du Berry, de la Marche et du Limousin, ouvrage de Jean Chatelut. Elles ont poursuivi ces recherches et présenté, lors de cette fête très populaire, une exposition particulièrement documentée sur la participation des Berrichons à l’insurrection parisienne. Des panneaux traitant des différents aspects de cet engagement et de la répression qui suivit ont été lus par les visiteurs de la fête tout au long de la journée.
S’est tenue aussi une nouvelle conférence tournante de Jean Annequin à Sainte-Sévère, en présence d’une quarantaine de personnes, dont plusieurs élu.e.s, toujours consacrée aux natives et natifs de l’Indre ayant participé à la Commune de Paris et basée sur les faits locaux.
En prévision : à l’automne, une conférence en Haut Val de Creuse à l’invitation du Cercle argentonnais d’histoire, d’autres en Bas Val de Creuse et à Châteauroux. Après chacune d’elles, un important article synthétisant l’intervention paraît dans les revues communales : ainsi sur les Pays de Bazelle, castrais et sévèrois.
Également, à la demande de la CGT départementale, une intervention aura lieu en novembre, lors d’une demi-journée à l’intention des militant.e.s autour de l’histoire de la Commune et de son lien avec le monde du travail ; une autre intervention, dans le cadre associatif des Bistrots d’hiver, se tiendra à la suite, ces propositions étant une des retombées des conférences tenues dans les communes.

Dans le Cher.

Notre comité local, de par sa position centrale dans l’Hexagone, peut rendre visite à des comités locaux : pensons à notre aide en sympathie avec le Comité creusois en gestation, ou à la Libre Pensée d’Auxerre pour sa fête des Libertés le 28 mai dernier. Dans ce cas, comme pour les Rendez-vous de l’Histoire de Blois, nous aidons à la tenue d’un stand national. Nous suivons les initiatives artistiques dans notre secteur (en Creuse, ou avec la troupe locale « Oh ! Z’arts etc. »). Dans nos deux départements, notre présence fait référence dans les salons du livre : Bourges, Saint-Amand-Montrond, Souesmes, Sagonne (avec exposition), Orval, Henrichemont. Une exception notable : le salon du livre de Vierzon, organisé par un pool Amis du Musée et libraires libéraux, fait tache. Ce pool a pondu une charte excluant les associations et les parutions « anciennes ». Ainsi, les deux tomes du livre sur Edouard Vaillant par Jean-Marie Favière, agrégé, récent lauréat du prix 2017 de Saint-Amand, sont exclus, car non parus en 2017. Ce groupe de vierzo-versaillais ne craint pas le ridicule. Jean-Marie Favière « désagrégé » !
Vaillant exclu de sa ville natale !

Jean ANNEQUIN, Michel PINGLAUT, Jean-Marie FAVIÈRE


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