VAILLANT RESTAURÉ !

mardi 8 mai 2018 

En 1874, un peintre de paysages montagnards, alors en grande renommée, peignait ce qui est sans doute la seule oeuvre militante de sa carrière. Son modèle n’était autre qu’Edouard Vaillant. Le peintre, de sept ans son cadet, avait vingt-sept ans. On ignore ce qui a poussé ce jeune Ernest Victor Hareux à entrer dans les vues d’un Vaillant qui n’avait alors qu’une idée en tête, venger l’odieuse mise à mort de la Commune. Car ce tableau, ainsi que nous l’a magistralement expliqué Gilles Candar, est un message symbolique, ce qui explique l’étonnante tenue de garibaldien : le héros italien, lui aussi, fut vaincu, condamné à l’exil, puis à mort par contumace. Mais ensuite, il entra dans l’histoire par la porte la plus glorieuse. Pourquoi l’histoire ne favoriserait-elle pas encore un retournement de ce type ? Il ne restait plus au peintre que d’ajouter une touche finale : «  À mon cher ami Vaillant 1874  ». Cette actualité nous rattrape, 144 ans après, en ce 24 février 2018, avec la conférence/vernissage à Bourges, au siège de la Fédération du Parti Socialiste intitulée : «  À l’occasion de la restauration du tableau d’Edouard Vaillant, retour sur 130 ans de socialistes dans le Cher  ».

L’accueil, assuré par Guillaume Crépin, le Premier secrétaire, fut suivi d’un atelier sur l’histoire de Vaillant et du PS local, avec Gilles Candar. Puis le tableau remis à neuf fut révélé en présence de Philippe Fournié, vice-président de la Région Centre-Val de Loire, et de Jill Gaucher, secrétaire de la section PS de Vierzon, où elle est maire adjointe.

Vierzon, la ville natale d’Edouard Vaillant, qui récupéra le tableau en 1955 sous la municipalité SFIO de Maurice Caron. Mais pour en savoir plus sur ces tribulations, il n’est que de relire l’article de Gilles Candar dans le numéro 68 de La Commune du 4e trimestre 2016 [1], article que nous avons archivé sur notre blog à la date du 4 décembre 2016. Inutile d’ajouter que ce qui touche à Edouard Vaillant nous tient toujours, dans le Berry, particulièrement à coeur. Ce n’est pas notre Ami Gérard Guéraud, qui est aussi secrétaire de section Cher-Nord, qui dira le contraire. C’est lui qui nous a accueillis d’abord, Michel Pinglaut, notre co-président pour le Cher, Edwige Sallé, qui prononça le discours en décembre sur la tombe d’Édouard Vaillant au nom du PC, et Jean-Marie Favière, auteur de deux volumes sur Edouard Vaillant, notre chargé de communication.

Le Bureau des Amies et Amis du Berry


[1Gilles Candar, Éric Lafon, « Vaillant en garibaldien. Histoire d’un tableau », La Commune, n° 68, 2016/4, p.12-13.

NOUVELLES DU BERRY

mardi 8 mai 2018 

Dans le Cher

Cette année, l’hommage à Edouard Vaillant, à Vierzon, en décembre, sur sa tombe, revenait à la section PCF de Vierzon. C’est Edwige Sallé, membre des Amis berrichons qui prit la parole [1] . Le jeune journaliste du quotidien local Le Berry Républicain refusa de relever des extraits : « On ne fait pas de politique dans les cimetières !  » Etonnant, non ?

La Maison de la Presse de Vierzon connaît des difficultés financières : Jean-Marie Favière, auteur de deux volumes sur Edouard Vaillant, animateur du blog Vaillantitude ; Jean-Pierre Soumet, éditeur ; Jean Annequin et Michel Pinglaut, co-présidents des Amis berrichons, ont rédigé un texte de solidarité, en ce début d’année.

Des animations pour vous, les Amies et Amis de France :
• Contes kanak de Louise Michel, lecture théâtralisée, en 1 h 15, par Michel Pinglaut (précédemment donnés pour les Amis de la Creuse, ou la MGEN du Cher).
• Sévérine : vie et combats d’une rebelle, conférence-lecture par Yvette Gilbert, militante du droit des femmes et Michel Pinglaut. Donnée à La Châtre (36), et le 3 mars, à la Carrosserie Mesnier, structure de spectacles à Saint-Amand-Montrond.
• Moi, Rimbaud, Ardennais, communard, symbole de la jeunesse, lecture-poésie, avec mini-exposition, par Michel Pinglaut. Déjà donnée à Orval (18) et programmée à Bourges, pour le « 20e Printemps des Poètes : l’ardeur », le 15 mars.

Pour ces animations, si vous êtes intéressés, contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Notre Comité local participe à plusieurs salons du livre, dans notre région. En plus de la diffusion des ouvrages, notamment ceux produits par des éditeurs locaux, nous créons des contacts et élargissons ainsi le cercle des connaisseurs.

En Indre

Deux présences, assurées avec grand plaisir par notre co-président pour l’Indre, Jean Annequin, suite à des invitations, ont permis d’exposer des thématiques particulières.

La première invitation, émanant de l’UD-CGT de l’Indre, a eu lieu le 14 décembre à la Maison Louise-Michel de Châteauroux en présence d’une quinzaine de militant.e.s très attentifs avec, comme fil rouge, le monde du travail. La question sociale et le « droit au travail  » au cours du XIXe siècle ont introduit le sujet. Il fut ensuite rappelé que le « droit du travail » fut créé par la Commune, avec de nombreux exemples à l’appui (salaire minimum, égalité de traitement hommes-femmes, bureau de placement,…) ; enfin, la présentation du confédéralisme démocratique au Rojava, dans le Kurdistan syrien, démontra toute l’actualité de la Commune de Paris.

La deuxième invitation, émanant de l’association « Pays Sage », dans le cadre de ses Bistrots d’Hiver, a eu lieu le 14 janvier à Sainte-Sévère-sur-Indre : une intervention dans une ambiance chaleureuse et devant une belle assistance [2]. Le titre de la communication a été le fil rouge. Une histoire populaire avec une composante sociale majoritairement ouvrière (et de nombreux étrangers) au sein de la Commune, démontant le cliché haineux des possédants. Une histoire locale, avec 2/3 des communardes et communards d’origine provinciale dont plus de 400 pour l’Indre – hélas, sans l’union avec les masses laborieuses des campagnes. Une histoire démocratique avec une remontée directe des propositions de la base vers le Conseil de la Commune, le rôle essentiel des femmes, et des innovations : l’unique assemblée, le mandat impératif, l’enseignement intégral, le principe d’association dans les arts, un projet architectural régénérateur, etc. Une histoire sociale avec le « droit du travail », l’autogestion ouvrière, les ateliers féminins, la solidarité pour l’assistance publique, le projet novateur sur les crèches… Avec cette idée de « luxe communal » chère au grand géographe et communard Elisée Reclus. Des avancées aussi modernes qu’actuelles n’empêchant pas l’histoire critique du printemps 1871.

Le Bureau des Amies et Amis du Berry


[1La vidéo d’Edwige Sallé, ainsi que plusieurs autres, est disponible à partir de l’onglet « vidéo » du blog http://commune1871.org/plugins/auto/sarkaspip/v3.4.6/images/lien_out.gif") right center no-repeat transparent;">vaillantitude.blogspot.com

[2Voir Vaillantitude à la page du 8 janvier 2018. La conférence a été filmée par Florian Favière, le fils de notre vice-président, et est également disponible sur le blog

LA COMMUNE S’EXPOSE À BRUXELLES

mardi 8 mai 2018 

Après moult péripéties, la remarquable exposition consacrée aux 72 jours de la Commune de Paris 1871 est arrivée à Bruxelles ce 7 février, aux Halles Saint Géry, berceau historique de la cité. Ce projet a pu se concrétiser grâce à l’appui de la Ville de Bruxelles, et en particulier, au bourgmestre (maire) Philippe Close.

Le 10 février, notre comité belge a organisé sur place une visite guidée. Ce fut l’occasion de rappeler l’histoire, le message et l’actualité de cette insurrection prolétarienne, qui marqua profondément le mouvement ouvrier et ce, en soulignant le rôle des exilés en Belgique et l’influence qu’ils eurent sur le développement des organisations socialistes dans ce pays.

Jef BAECK
président du comité belge des Amies et Amis de la Commune