CHARONNE : DE LA VIGNE AUX BARRICADES

vendredi 5 décembre 2014 

Du rattachement de ce village au XXe arrondissement de Paris (1860) jusqu’à la Commune, l’exposition de la Médiathèque Marguerite Duras raconte l’histoire de Charonne dans la deuxième moitié du XIXe siècle.

Alors que la capitale étend sa toile aux fortifs, la viticulture et l’exploitation du gypse touchent à leur fin.

La petite industrie migre depuis le faubourg Saint-Antoine jusqu’aux hauteurs de Belleville. Après la chute du Second empire, la parole ouvrière se libère dans les clubs.
Perchées du haut de la chaire de l’église Notre-Dame de la Croix à Ménilmontant, les femmes prêchent la création d’ateliers coopératifs de couture ou de sacs de sable en jute pour protéger les barricades. Zéphirin Camélinat, bronzier et syndicaliste, nommé directeur de la Monnaie de Paris pendant la Commune, fait frapper 256 410 pièces de 5 francs, du type Dupré émis en 1795. Il imprime sa marque personnelle au revers de la pièce : un trident, nous révèle l’exposition. Mais le 21 mai, les loups versaillais entrent dans Paris. La jonction des corps d’armée de Thiers s’effectue Porte des Lilas. Les rues Haxo et Ménilmontant, la mairie du XXe tombent tour à tour. Les derniers combats se concentrent autour et au cœur du cimetière du Père-Lachaise.

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Barricade de la chaussée Ménilmontant

Avec la répression sauvage, des milliers d’ouvriers qualifiés et artisans sont arrêtés, fusillés ou émigrent. Les coopératives subsistent et permettent de nouvelles organisations du travail et du logement. La Campagne à Paris acquiert l’ancienne carrière du Père Roussel, près de la Porte de Bagnolet, pour faire bâtir une centaine de maisonnettes par ses adhérents, ouvriers et fonctionnaires.

L’exposition se conclut sur cette phrase : «  Du gypse aux pioches haussmaniennes, des heures dramatiques de la Commune à l’émergence du logement social, l’ancien village de Charonne s’apprête enfin à devenir un quartier de Paris  ».

JOHN SUTTON

Exposition De la vigne aux barricades : Charonne et l’est parisien (1850-1880), jusqu’au 28 décembre. Conférence le 21 novembre, à 19 h. Médiathèque Marguerite Duras : 115, rue de Bagnolet, Paris XXe. Tél : 01 55 25 49 10

Le monument de Paul Moreau-Vauthier

mardi 22 avril 2014 

Quelques précisions sur le monument de Paul Moreau-Vauthier qui a été, maintes fois, l’objet de malentendus et d’erreurs d’interprétations.

Jean BRAIRE, anciennement Secrétaire général des « Amis de la Commune » s’est longuement expliqué sur le monument de Paul Moreau-Vauthier et sur ses inscriptions. La mention «  Aux victimes de la Révolution  » essaie de réconcilier tous les morts de la Commune, c’est à dire 30 000 Parisiens et une centaine de Versaillais tués dans les combats. [1]

Il relève une erreur dans le livre de Guy de la BATUT [2] :
« les martyres de la Commune ( les 147 fusillés du 28 mai 1871) ont été enterrés dans la tranchée située le long du mur de la 76ème division, et que l’on appelle depuis le Mur des Fédérés et qui est maintenant orné d’une sépulture de Moreau-Vauthier, rappelant le sanglant épisode. Chaque année, au mois de mai, devant le mur, a lieu une commémoration révolutionnaire. »

L’écrivain chinois Shen DALI, lors de son arrivée à Paris a désiré en savoir plus sur le monument de Paul Moreau-Vauthier :
[…] « J’avais désormais des doutes sur ce monument tant admiré en Chine. Curieux, je me renseignais auprès de M. Jean BRAIRE, secrétaire général de l’association des Amis de la Commune de Paris. « Les survivants de la Commune ont toujours refusé ce mur » me dit-il.
Sur ses recommandations, je me lançai dans une enquête sur l’origine du mur de Paul Moreau-Vauthier. Le 23 avril 1982, je découvris dans « Les grands chefs d’œuvres des sculptures du XXè siècle », au musée des arts décoratifs à Paris, la photo de Paul Moreau-Vauthier prise devant son « mur » au moment de l’érection du monument. Au bas de la photo, il est écrit « Aux victimes des révolutions 
 ».

Après consultation des procès-verbaux du Conseil de Paris (1907 – 1909), l’écrivain chinois trouva toutes les résolutions sur l’érection du mur de Paul Moreau-Vauthier. Ce document s’intitulait effectivement « Aux victimes des révolutions ». D’autres documents montrent qu’on a confondu Paul-Moreau-Vauthier (1871-1936) sculpteur de monuments et son père Edme, Augustin, Jean Moreau-Vauthier (1831-1893) sculpteur sur ivoire, membre de la commission fédérale des Artistes, sous la Commune.

Shen DALI affirme que pendant ces années, en Chine, en U.R.S.S. et dans les démocraties populaires, le monument de Paul Moreau-Vauthier continua d’être tenu comme le symbole de la révolution du 18 mars 1871 [3].

Danielle Tartakowski [4] s’est aussi intéressée au mur de Paul Moreau-Vauthier qui reste caché et ignoré dans un petit square de l’avenue Gambetta, en lisière du Père Lachaise.

Elle nous apprend que le conseil municipal de Paris, en 1807, acquiert l’œuvre de Moreau-Vauthier, intitulée « Aux victimes des révolutions » et qui comporte aussi cette citation de Victor Hugo « Ce que nous demandons à l’avenir, ce que nous volons de lui, c’est la justice, pas la vengeance ».
« Œuvre ambiguë » qui tente de réconcilier tous les morts de la Commune, victimes de l’un et de l’autre camp ».
« Installée hors les murs du cimetière, cette œuvre doit sans doute à ses ambiguïtés de ne bénéficier d’aucune inauguration officielle et d’être aussi bien boudée par les organisations ouvrières ».
Parfois, pourtant, un avis discordant : dans le n° de l’Humanité du 29 mai 1921, pour le cinquantenaire de la Commune, Séverine, dans son article « Ce que dit le Mur » écrit : « Contemplez-le ce Mur où il a été interdit de mettre le splendide monument de Moreau-Vauthier, consigné au dehors, tout caché, dans l’avenue Gambetta […] ».
Le 24 mai 1936, l’insigne officiel sur le parcours traditionnel est la reproduction du monument de Moreau-Vauthier, les années suivantes et jusqu’en 1939, reprise de l’œuvre de Pichio. En 1942, une banderole rouge est disposée sur la poitrine de la femme du monument Moreau-Vauthier.

Après 1945, les amis de l’Humanité éditent une carte postale en couleurs, pour la manifestation du Père Lachaise, qui reproduit le mur de l’avenue Gambetta.
C’est, sans doute, la dernière fois qu’il est fait référence à ce monument tant controversé.

Marcel CERF

Jamais l’association des Amis de la Commune de Paris n’a appelé à défiler devant ce monument.
La vérité, dit encore Jean BRAIRE, est que sur le Mur des Fédérés, il n’y a qu’une plaque portant cette inscription : « Aux morts de la Commune 21 – 28 mai 1871 »
.


[1Sur les traces des Communards, p. 182, Paris, 1988

[2Les Pavés de Paris, tome II, pp. 274. Editions Sociales, Paris, 1937

[3Shen Dali : « A la recherche du temps des cerises - la Commune de Paris vue par un écrivain chinois », cahiers d’histoire de l’institut de recherches marxistes, p. 35, N°44 (1991)

[4Nous irons chanter sur vos tombes, p. 71, Aubier, 1999

Le château de Vincennes aux mains des communards

samedi 1er décembre 2012 

Le fort de Vincennes (Val-de-Marne) fut l’un des derniers monuments à arborer le drapeau de la Commune. Le 29 mai 1871, alors que les combats ont cessé dans Paris, les officiers de la Garde nationale qui occupent la garnison se rendent. La nuit suivante, neuf d’entre eux sont fusillés dans le fossé sud du château.

Au lendemain de la manifestation du 15 mai 1848, Armand Barbès, François Raspail et Auguste Blanqui sont enfermés au château de Vincennes. Barbès hérite de l’ancienne cellule de Mirabeau, d’où il écrit à George Sand.
Blanqui rédige un Appel aux Parisiens en vue des élections, daté du « donjon de Vincennes, le 15 septembre 1848 » [1]. Il souffre d’un isolement qui émeut l’opinion publique et provoque une enquête sur la santé des prisonniers.
Après juin, les détenus passent l’automne et l’hiver dans le donjon à attendre la fin de l’insurrection, avant d’être transférés à Bourges, le 14 mars 1849, pour y être jugés [1]. En 1871, plus de 400 communards furent emprisonnés à Vincennes. Sans les graffitis qu’ils ont laissés sur les murs de leurs cellules, leurs noms ne nous seraient peut-être jamais parvenus. «  Dages 1871, Augustine Joséphine », a gravé une prisonnière. « I. Salmon 1871 », a tracé un autre. Selon les recherches effectuées par Christian Colas [2] aux Archives nationales et dans le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, de Jean Maitron, il pourrait s’agir d’Isidore Salmon, maçon, qui participa à la Commune dans les rangs du 132e bataillon de la Garde nationale. Condamné à la déportation en 1872, il fut libéré en 1878.

Pendant le Siège de Paris, le château de Vincennes servit de centre d’entraînement pour les 5 000 recrues mobilisées par le gouvernement de la Défense nationale, entre juillet 1870 et janvier 1871, pour contenir l’avancée des Prussiens.
Le 137e régiment de ligne, cantonné au fort de Vincennes, participa à la contre-offensive du 30 novembre, au cours de laquelle les troupes françaises repassèrent la Marne à Joinville, Nogent et Bry. L’observatoire, installé au sommet du donjon, servit notamment pendant la bataille de Champigny, du 28 novembre au 3 décembre.

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Intérieur du château de Vincennes vers 1860

LE DRAPEAU ROUGE FLOTTE SUR LE DONJON

L’une des conséquences de la Commune fut l’occupation du château de Vincennes par les gardes nationaux le 21 mars 1871. Les 2 400 hommes de la garnison, désobéissant aux ordres du général Ribourt, ouvrirent les portes et fraternisèrent avec les communards [3]. Les 130e, 180e et 204e régiments de la Garde nationale, commandés par le général Lullier, s’emparèrent alors du château.
Les gardes nationaux rentrèrent à Paris, en laissant une centaine d’hommes sur place. Pendant la Commune, le délégué à la Guerre, Gustave Cluseret, puis son successeur Louis Rossel, inspectèrent le fort de Vincennes. Le 28 mai, alors que les dernières barricades sont tombées à Belleville, le drapeau rouge flotte toujours sur le donjon de Vincennes. Le 29, les Prussiens évacuent la ville et sont aussitôt remplacés par les troupes versaillaises. Le général Vinoy enjoint la garnison de capituler sous peine de subir « toutes les rigueurs des lois de la guerre  » [3]. A 14 h 30, les dix-neuf officiers et les 344 hommes de la Garde nationale, commandés par le chef de légion Faltot, ancien compagnon de Garibaldi, se rendent.
Ils sont immédiatement conduits dans des casemates, pour y être interrogés par des commissaires de police, avant d’être conduits à la prison de Mazas, à Paris.

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Le fossé sud où furent fusillés 9 communards le 30 mai à 3h30 le matin

« TÂTEZ MON POULS, VOYEZ SI J’AI PEUR ! »

Dans la nuit du 29 au 30 mai, un tribunal militaire se réunit au pavillon de la Reine. Il condamne à mort neuf responsables ou simples membres de la Commune : le colonel Delorme, le capitaine Okolowitch, le prince Bagration, le capitaine Bornier, trois commissaires de la Commune, un sergent du 18e bataillon de chasseurs à pied et un dernier individu resté anonyme [3]. Un dixième condamné, le général La Cecilia, réussit à s’échapper avant de se réfugier à Londres. Les neuf hommes sont fusillés le 30 mai, à 3 h 30 du matin, dans le fossé sud du château. Leurs cadavres sont enterrés sur place. Soixante-quinze ans plus tard, le 30 mai 1946, une plaque commémorative, portant le nom du colonel Delorme, fut apposée sur le mur devant lequel les Fédérés sont tombés. Malheureusement, faute d’entretien, l’inscription est devenue illisible. «  Tâtez mon pouls, voyez si j’ai peur !  », aurait déclaré, avant de mourir, le colonel Delorme à l’officier versaillais qui commandait le peloton d’exécution, selon Lissagaray, dans son Histoire de la Commune.

JOHN SUTTON

Tél : 01 48 08 31 20. — http://commune1871.org/plugins/auto/sarkaspip/v3.4.6/images/lien_out.gif") right center no-repeat transparent;">www.chateau-vincennes.fr


[1Nicolas Texier in Le Château de Vincennes, une histoire militaire, éditions du Service historique de la Défense (2008).

[2Christian Colas, Paris graffiti, les marques secrètes de l’histoire, éditions Parigramme (2010).

[3Château de Vincennes, une histoire militaire, déjà cité.

Regard sur un quartier paisible

mercredi 4 décembre 2013 

Il est un coin du XIXe arrondissement de Paris, entre le Parc des Buttes Chaumont et le boulevard Serrurier, on l’appelle le quartier de la Mouzaïa : petites rues autour d’une place centrale, jolies maisonnettes basses avec jardinets, un quartier charmant et paisible.


Au nord, la «  rue des carrières d’Amérique » nous indique que pendant plusieurs siècles tout ce quartier n’était que carrières exploitées pour leurs pierres meulières et leur gypse que des fours transformaient en plâtre, et que ce plâtre était exporté en Amérique d’où le nom de la rue.
Tout près : « rue de la Solidarité » au n° 1, sur une plaque discrètement accolée à une maison, on peut lire que «  tout près d’ici reposent de très nombreux citoyens morts en mai 1871 pour la République et la Liberté  ». On cherche au cimetière de la Villette tout proche : rien. Alors où chercher ?

Les archives de la Préfecture de Police de Paris nous fournissent une piste. En effet, dès octobre 1871, à la demande du Préfet de police, une enquête est diligentée au sujet des sépultures d’insurgés situées dans les contrescarpes des fortifications de Paris…

Au lendemain de la Commune, il s’agissait d’effacer toute trace des combats et du massacre des communards…

Un rapport daté du 31 octobre 1871, très circonstancié, nous permet de retrouver en partie où ont été ensevelis les « insurgés ». Dans ce rapport qui fait le tour des fortifications de Paris, il est indiqué :
• le Point du Jour (aujourd’hui Porte d’Auteuil) jusqu’à la Porte d’Asnières, où les cadavres inhumés ont été transportés ailleurs.
• La porte Uhrich (aujourd’hui Porte Dauphine) où se trouvent deux petits tumulus sous lesquels suivant les dires des employés de l’octroi, seraient trois corps d’insurgés.
• Le bastion 37 (aujourd’hui entre la Porte de Clignancourt et l’impasse Lecuyer), la terre fraîchement remuée indique l’emplacement de tombes.
• Le bastion 10 (aujourd’hui Porte de Vincennes, à hauteur de la rue de Lagny), on voit un petit tertre de peu d’élévation contenant, assure-t-on un cadavre. Des fleurs aujourd’hui desséchées ont été plantées il y a quelques jours.
• Le bastion 84 (aujourd’hui, avenue Caffieri parallèle au boulevard Kellermann), on remarque plusieurs monticules paraissant être des sépultures. Des travaux de terrassement font supposer que les exhumations ont déjà eu lieu.
• Rue de Vanves (Porte de Vanves au niveau de la rue Raymond Losserand) subsiste encore un des deux fossés dans lesquels on avait placé les corps de sept insurgés.

Le rapporteur semble satisfait du travail d’exhumations : « les travaux entrepris sur toute l’étendue des remblais des fortifications tendent du reste à faire disparaître toute trace d’inhumation. »

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Carrières d’Amérique


Toutefois, un point noir subsiste au niveau des carrières d’Amérique. Il écrit :
«  On m’a informé qu’il existait dans les Carrières d’Amérique deux fosses dont j’ai fait reconnaître la situation. Elles se trouvent dans un précipice qu’on appelle « la Cloche » et dont la profondeur atteint environ 40 mètres. La première qui a environ 20 mètres de circonférence renferme 75 cadavres enterrés à une profondeur de 5 mètres et recouverts de chaux. La seconde dont l’étendue est double abrite de 870 à 875 corps enfouis à une profondeur de six mètres et également recouverts de chaux.
Ces fosses qu’aucun insigne extérieur ne décèle sont visitées journellement par des femmes qui viennent y pleurer. Elles ont servi à enterrer les morts du 2e secteur dans lequel d’ailleurs elles sont situées, à 200 mètres environ du bastion 22 (aujourd’hui au-dessus de l’ancien hôpital Hérold, boulevard Sérurier). On craint qu’elles ne soient l’objet d’un pèlerinage à l’occasion de la Toussaint.
 » Une annotation en marge de ce paragraphe indique qu’une surveillance spéciale sera exercée.

Hier, ces communards étaient pleurés, aujourd’hui nous demandons qu’ils soient réhabilités.

SYLVIE PÉPINO

Sources : Archives de la Préfecture de Police ; Archives de Paris, Plans parcellaires de 1860 et les plans de 1808-1825

La bataille oubliée de Champigny sur Marne

jeudi 12 avril 2012 

Les combats les plus importants pendant le siège de Paris eurent lieu à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), le 4 décembre 1870.

Pendant trois jours, 70 000 soldats français affrontèrent 40 000 Prussiens. Devant l’ossuaire ouvert à cette occasion, la municipalité a célébré le 140e anniversaire de l’événement, sans qu’aucun représentant de l’État n’ait fait le déplacement.

« Ce fut une bataille qui fit 12 000 morts, disparus, blessés, et non pas une escarmouche, a rappelé le maire, Dominique Adenot. On ne sait plus qui s’occupe de quoi, aussi avons-nous pris le relais pour éviter le vide. »

Bataille de Champigny par Alphonse de Neuville

Construit en 1877, le monument est fermé au public par sécurité depuis une dizaine d’années, mais n’a jamais été restauré. «  L’ossuaire de Champigny souffre de la concurrence avec les conflits ultérieurs  », explique le ministère de la Défense, qui prépare activement la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale.

Aujourd’hui, la bataille est tombée dans l’oubli, mais ce ne fut pas toujours le cas. La municipalité a déposé des gerbes à la nécropole de Champigny, à chaque anniversaire, jusque dans les années cinquante.

JOHN SUTTON