Maxime vuillaume et George Demenÿ, un des précurseurs du cinéma

samedi 7 avril 2012 

Dans une note du 27 juillet 1891, le savant Marey présentait à l’Académie des Sciences une réalisation de son disciple Georges Demenÿ. Cette machine figurait à la première exposition de photographie qui eut lieu au Champ de Mars en 1892.

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Chronophotographie de Georges Demenÿ

Son succès fut complet. Un diplôme d’honneur fut remis à Demenÿ. Tous les journaux en parlèrent.

Le phonoscope, portrait animé, fut breveté le 3 mars 1892. Une société en participation fut fondée le 20 décembre 1892, pour l’exploitation de cette invention. Elle prit le nom de Société générale du Phonoscope.

« Je vous dis que c’est tout ce qu’il y a de plus étonnant, écrit Maxime Vuillaume, dans Le Radical du 7 juin 1892. Bien sûr, on va en parler pas mal d’ici peu. Pour mon compte, j’éprouve la plus grande joie à saluer, un des premiers, la curieuse idée de M. Demenÿ. Un jour ou l’autre, l’industrie s’emparera de cette joyeuse invention et, ce jour-là, la photographie actuelle sera dépassée de cent coudées. Le portrait animé est certainement la photographie de demain. Allez-y voir et vous verrez que j’ai raison de vous l’annoncer. »

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Maxime Vuillaume

Maxime Vuillaume était bon prophète ; la première représentation cinématographique fut donnée par Louis Lumière, le 23 mars 1895, à la Société d’Encouragement à l’Industrie Nationale à Paris. L’auteur de Mes Cahiers Rouges ne s’était pas trompé.

Marcel CERF

Le docteur Gachet, un médecin sous le second empire

samedi 7 avril 2012 

Auvers-sur-Oise (Val d’Oise) célèbre le centenaire de la mort du Dr Gachet. On connaissait le collectionneur et le mécène, ami de Cézanne et Van Gogh. Il restait à découvrir son rôle de médecin dans la Garde nationale pendant le Siège et la Commune de Paris.

Le 2 décembre 1851, lorsque survient le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, Paul Gachet est externe à l’Hôpital Sainte- Marguerite (Enfants malades) à Paris, dans le service du Professeur Trousseau. Le lendemain, il est sur les barricades pour soigner les insurgés. C’est ainsi qu’il se porte au secours du député Alphonse Baudin, médecin lui aussi, blessé mortellement sur la barricade du faubourg Saint-Antoine, située à l’angle de la rue Trousseau, qu’il défendait avec les opposants au coup d’État. Aux ouvriers qui refusaient de verser leur sang pour défendre les indemnités parlementaires des députés présents, Baudin aurait répliqué : « Vous verrez tout à l’heure comment on meurt pour 25 F par jour ! » En décembre 1854, Paul Gachet est affecté à la division des maladies mentales de l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris. A l’asile de Charenton, il fait la connaissance d’André Gill, caricaturiste et militant de la Fédération des artistes de la Commune. Avant de sombrer dans la folie, Gill laissera une oeuvre de 2 500 dessins dont beaucoup ont été publiés dans les journaux satiriques, La Lune et L’Eclipse.

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Paul Gachet

Le Dr Gachet compte un autre caricaturiste parmi ses patients : Daumier dont il tentera d’enrayer la cécité. Après avoir rejoint la Garde nationale en 1864, Paul Gachet est élevé au grade de chirurgien aide-major et doit pour cela jurer fidélité à l’Empereur.

Pendant le Siège, il est médecin à la 2e ambulance du Grand Orient de France. En février 1871, il est affecté aux ambulances du 9e bataillon de la Garde nationale, à la porte de Flandre. Le Dr Gachet crée le Vulnéraire, un liquide antiseptique efficace dans le traitement des blessures provoquées par armes à feu ou armes blanches. Le Cri du peuple vante encore « l’élixir du Dr Gachet », dans un article du 15 octobre 1887.

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Gachet par Van Gogh

Pendant la Commune, l’aide-major Gachet est nommé médecin en chef à l’hôpital militaire Saint-Martin. Sa conduite pendant le Siège lui vaut la croix de bronze de la Société de secours aux blessés et une même distinction pour son rôle à l’ambulance du Grand Orient. Républicain, franc-maçon, humaniste, le Dr Gachet continua de soigner les malades et les blessés pendant la Commune.

John SUTTON

La République de la Commune

jeudi 5 avril 2012 

Au moment où nos lecteurs recevront ce bulletin, nous serons en plein cœur d’échéances électorales importantes pour notre pays. Et dans moins d’un an, les électeurs auront à élire leurs conseils municipaux. C’est dire si la question de la démocratie est au cœur des questions dont nous avons à débattre.

Or l’apport de la Commune à la démocratie est considérable. Certes nous devons comprendre la Commune dans son contexte et dans un réseau d’héritages et d’influences ou de sensibilités très divers. En 1871, la République était loin d’être acquise et le gouvernement de Versailles était issu d’une Chambre à majorité monarchiste. Ainsi la lutte de la Commune est-elle aussi une lutte pour la République et pour les libertés essentielles (presse, réunion, manifestation, conscience...).

C’est d’ailleurs pour une grande part, qui ne lui est pas suffisamment reconnue, grâce à la Commune que la République est devenue notre régime commun. Mais pas celle dont rêvaient les Communards !

Un autre aspect particulier tient au statut de Paris, maintenu dans un rang mineur et sous la tutelle étatique, ne disposant ni d’un maire, ni d’un conseil municipal élu sous le Second Empire. La Commune est ainsi aussi une révolution pour la démocratie communale et le droit de Paris, sans que pour autant soient clairement résolus les rapports de la capitale à la nation. Cependant là encore cette idée d’autonomie n’est pas si absente de nos débats d’aujourd’hui.

Mais l’essentiel est dans l’action de la Commune. Afin de mettre en place une démocratie nouvelle, approfondie, agissante, cette action se situe à deux niveaux : la transformation des institutions et l’intervention populaire. L’une ne va pas sans l’autre. La Commune a bouleversé les modes de fonctionnement étatistes. Si elle s’appuie et compte sur les élections pour sa légitimité, elle organise son « gouvernement » de telle façon que le peuple en soit en quelque sorte toujours le maître. Les élus ne sont que les mandataires du peuple, ils ne peuvent qu’appliquer ce pour quoi ils ont été élus. Ils sont responsables devant la souveraineté populaire et révocables à tout moment. Gouvernement du peuple, la Commune compte des élus du peuple.

Aucune assemblée n’a compté un nombre aussi élevé d’ouvriers, d’employés, de très petites classes moyennes en son sein. Quand on pense qu’il n’y a dans la Chambre des députés sortante que 1 % d’ouvriers, on voit le chemin à accomplir ! Ce peuple ce sont aussi les étrangers, les femmes (encore privées du suffrage mais ô combien présentes dans la Commune). Enfin, la Commune est un État où les forces de l’ordre perdent de leur rôle oppressif : suppression de l’armée permanente et de la Préfecture de police, la Garde nationale étant la seule force chargée de l’ordre.

Ce dispositif important et que nous n’avons qu’esquissé ne prend force qu’avec une intervention populaire, qu’avec la participation du peuple dans ses clubs, dans les réunions, dans les associations, sociétés ou syndicats, par la presse ou les manifestations. Nous savons combien cette vie démocratique a été riche pendant la Commune.

Enfin, la démocratie, ce ne peut être aussi que la démocratie sociale. La Commune a largement ouvert ce chemin qui fait que le travailleur, comme le citoyen, doit bénéficier des droits du peuple. En associant réellement les syndicats à ses projets, en ouvrant des ateliers à statut associatif gérés par les travailleurs, la Commune n’a pas négligé cette dimension essentielle de la démocratie.

Au fond la réflexion sur la Commune ne fonde pas un modèle, mais elle nous permet de dégager des exigences démocratiques sur lesquelles les candidats à quelque élection que ce soit doivent s’engager. C’est le sens d’un appel que nous avons adressé aux candidats. Ainsi la Commune est-t-elle toujours plus vivante.

Jean-Louis ROBERT

Nathalie Le Mel, une grande figure de la Commune

samedi 7 avril 2012 

Cette grande dame n’a pas écrit l’histoire de la Commune. Elle l’a faite ! Pas d’écriture de ses mémoires, pas de lettres, rien. Que sa signature parmi d’autres au bas des affiches de la Commune qui proclament comme nous le voyons sur la carte 2010 : « Nous voulons le travail pour en garder le profit, plus d’exploiteurs plus de maîtres ». L’année 2010 est donc placée sous l’effigie de cette grande figure. Une très belle occasion de faire sortir de l’ombre ce personnage qui consacra toute sa vie à la défense du monde ouvrier.

Carte des Amis de la Commune 2010Elle naquit à Brest en 1826. Les parents de Nathalie ont fait des sacrifices pour la doter d’un bon niveau d’instruction. Elle se marie en 1845 et l’on retrouve le couple Le Mel, libraires à Quimper.

Ils « montent » à Paris dix ans avant la Commune. Ils ont trois enfants. Elle travaille dans un atelier de reliure proche de la gare Montparnasse, quartier des Bretons, et se fait remarquer parce que, selon un rapport de police, « elle s’occupait de politique, lisait à haute voix les mauvais journaux et fréquentait assidûment les clubs ». Elle est membre de l’Association internationale des travailleurs.

En 1865, le syndicat des relieurs créé par Varlin et Nathalie Le Mel réclame et obtient l’égalité de salaire entre les femmes et les hommes. Varlin propose la création d’un restaurant populaire communautaire la Marmite et choisit Nathalie pour diriger l’équipe. C’est un succès !

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Nathalie Le Mel

Sous la Commune, elle se fixe comme objectif d’organiser les femmes. Elle crée, le 11 avril 1871, avec Elisabeth Dmitrieff, l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Son programme reprend nombre de revendications : égalité des salaires entre hommes et femmes, droit au travail (organisation des ateliers réquisitionnés), reconnaissance de l’union libre, droit au divorce, etc.

Durant la Semaine sanglante elle tient, avec d’autres femmes, la barricade de la place Blanche.

Elle est arrêtée le 21 juin 1871 et condamnée à la déportation en enceinte fortifiée. Elle rentre enfin le 28 juin 1879. Le 8 novembre 1879, elle préside le banquet de reconstitution de la Chambre syndicale ouvrière de la reliure et travaille comme plieuse au journal de Rochefort l’Intransigeant. Lorsque, usée par cette vie de combat, elle quitte cet emploi, Rochefort lui sert une petite pension. Mais Rochefort verse dans le Boulangisme. Nathalie refuse alors cette allocation restant ainsi dans le plus total dénuement.

Aveugle, âgée de 90 ans, elle entre à l’hospice de Bicêtre et décède cinq ans plus tard, le 8 mai 1921, mois anniversaire du cinquantenaire de la Commune !

CLAUDINE REY

L’ouvrage Nathalie Le Mel, une communarde bretonne, révolutionnaire et féministe d’Eugène Kerbaul est en cours de réédition aux Editions du Temps des cerises.

En quête d’une démocratie vraie

jeudi 5 avril 2012 

Au commencement était le Peuple. Jusqu’alors soigneusement tenu à l’écart de la chose publique, celui-ci s’invite brusquement dans le politique en 1789 [1]. Suite à la prise de la Bastille, puis aux journées des 5 et 6 octobre, les élites aristocratique et bourgeoise apeurées s’ingénient à évincer ce peuple indocile et encombrant du corps électoral. Ainsi naît la distinction entre citoyenneté « active » et citoyenneté « passive » et, en découlant, le suffrage censitaire. A la faveur de la mobilisation populaire de l’été 1792 et de l’abolition de la royauté, le suffrage universel - masculin - est promulgué. Se pose alors avec acuité la question du choix entre démocratie représentative et démocratie directe. Une fois encore, le peuple se charge de trancher le nœud gordien.

Désormais pleinement citoyen, il investit massivement les sections et les clubs et élabore un système politique inédit : le gouvernement direct. Ce modèle regarde la souveraineté populaire comme imprescriptible, inaliénable et indélégable. Les élus du peuple, parce qu’ils sont nantis d’un mandat impératif, sont désignés sous l’appellation de mandataires. Ils doivent être incessamment contrôlés et peuvent être révoqués à merci [2].

Cette expérience unique et exaltante fut malheureusement de courte durée, sapée qu’elle fut par la réaction thermidorienne. La démocratie directe resta sous le boisseau pendant près de quatre-vingts ans.

Bien entendu, il y eut 1848. Mais force est d’admettre que la phase d’« illusion lyrique [3] », celle où l’on rêvait haut et fort d’une République démocratique, fraternelle et sociale, fut bien éphémère [4]. Et si le suffrage était universel - masculin -, il fut promptement statué sur la nature du régime : il serait de type représentatif et certainement pas direct. Du scrutin du 23 avril s’ensuivit l’instauration d’une Assemblée constituante composée majoritairement d’éléments modérés, modérés qui n’hésiteront pas deux mois plus tard à recourir à la violence la plus extrême pour noyer dans le sang les légitimes revendications des insurgés de Juin. Ainsi fut porté un coup d’arrêt, sec et fatal, aux aspirations démocratiques et sociales.

Il fallut attendre quasiment un quart de siècle pour revoir sourdre l’espoir et souffler l’esprit révolutionnaire et démocratique de l’an II. Aussitôt la République proclamée, dans chaque arrondissement parisien s’institua un comité de vigilance - la vigilance, une vertu cardinale en République – chargé de porter un regard attentif et aiguisé sur les actes des maires désignés par le Gouvernement de la Défense nationale. Les comités de vigilance se fédérèrent le 5 septembre 1870 et, réunis, prirent le nom de Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris.

Non contente de constituer un véritable contre-pouvoir aux autorités gouvernementale et municipale, cette organisation fut la première – il convient d’insister sur ce point - à exiger l’instauration de la Commune et l’exercice plein et entier de la souveraineté populaire. Elle fut pour beaucoup dans la maturation et la propagation de l’idée communaliste [5].

Mais ce ne fut qu’après le 18 mars, au cours du lumineux printemps de 1871, qu’advinrent une vraie République et une démocratie authentique, incarnant toutes deux l’application stricte du principe de Gouvernement du Peuple, par le Peuple, pour le Peuple. Aussi les élus de la Commune ne furent-ils pas dénommés représentants - mot de la IIe République -, ni députés - terme en vigueur sous le Second Empire - mais mandataires.

Les membres de la Commune étaient investis d’un mandat impératif, par conséquent révocables à tout instant s’ils s’aventuraient à l’outrepasser ou se montraient incapables de le mener à bien. Après avoir enduré le bât de l’Empire pendant vingt ans, la population était avide de libertés et assoiffée de justice. L’en-haut et l’en-bas communiaient dans un même idéal.

En haut, un Pierre Denis, l’idéologue proudhonien du « Cri du Peuple » estimait qu’était révolue l’époque où le peuple était comme « un troupeau appelé à jour et heure fixes par ses gouvernants à voter son abdication de tout pouvoir et de tout droit [6] [...] ». Il considérait que « la souveraineté nationale étant dans le suffrage universel lui-même, [ce dernier] avait toujours le droit de se convoquer, c’est-à-dire que ce droit appartenait à tout groupe d’hommes qui avaient à consulter l’opinion sur une idée, sur un fait surtout, quand les événements sollicitaient et nécessitaient cette consultation [7] ».

En bas, le peuple, par les rues de la ville révoltée, dans les clubs, dans la Garde nationale, redoublait de vigilance, exerçait son droit de contrôle et, inlassablement, discutait les actes de la Commune allant, si le besoin s’en faisait sentir, jusqu’à la critiquer sans ménagement. Ainsi, « Le Prolétaire », émanation du club (Saint) Ambroise, admonestait ses membres de la sorte : « Ne vous pressez donc pas de juger et de décider au nom du peuple et à sa place. Restez dans votre rôle de simples commis [...]. Serviteurs du peuple, ne prenez pas de faux airs de souverains ; cela ne vous sied pas mieux qu’aux despotes auxquels vous avez succédé. Vos personnes sont de peu de poids dans les balances de la Commune. Le peuple est las des sauveurs ; il entend dorénavant discuter leurs actes [8]. »

Et lorsque les ouvriers boulangers s’en allèrent en délégation à l’Hôtel de Ville remercier l’Assemblée communale d’avoir aboli le travail de nuit, le même « Prolétaire » les tança vertement : « Le peuple n’a pas à remercier ses mandataires d’avoir fait leur devoir ; ils seraient criminels en ne le faisant pas ; c’est une habitude fâcheuse d’aller leur rendre grâce pour avoir pris une mesure qu’ils auraient été coupables de ne pas édicter. N’oublions jamais que c’est la reconnaissance des peuples qui fait les tyrans. »

A plusieurs reprises, les élus de la Commune furent sommés par leurs mandants de justifier leur manière d’administrer l’arrondissement qui leur avait accordé ses suffrages, ou bien d’expliquer leur conduite à l’Hôtel de Ville. Ainsi eut lieu le 20 mai 1871, au Théâtre lyrique, en présence de quelque deux mille électeurs, une reddition de comptes en bonne et due forme. Les cinq membres de la Commune élus par le IVe arrondissement - Charles Amouroux, Arthur Arnould, Adolphe Clémence, Gustave Lefrançais et Eugène Gérardin – se prêtèrent à cet exercice de bon gré.

Parvenu au terme de ce bref panorama, le lecteur se sera fait - à tout le moins, je le souhaite - une idée précise de la façon dont les hommes de 1871 entendaient les notions de République et de démocratie.

Leurs réflexions n’ont rien perdu de leur pertinence et de leur actualité. Gageons, en cette année électorale, que notre lecteur-électeur les aura à l’esprit au moment de se rendre à l’isoloir. Ou de ne pas y aller.

Car pléthoriques et judicieuses sont les raisons de s’abstenir [9]. A fortiori dans un régime qui tient le bulletin blanc pour nul, et au sein duquel voter équivaut à délivrer un blanc-seing à son Président ou à son député...

Maxime JOURDAN


[1J’espère que le lecteur ne m’en fera pas grief mais, contraintes de temps et d’espace obligent, je n’évoquerai pas les précédents historiques de l’expérience démocratique de par le monde. Le présent article s’assigne pour objectif d’esquisser une analyse - fatalement succincte - des relations qu’entretient la France à la démocratie depuis la Révolution française, en s’attardant tout particulièrement sur l’épisode communaliste.

[2Sur ces aspects, le lecteur se reportera à l’ouvrage de Maurice Genty, « L’Apprentissage de la citoyenneté », Paris, Messidor/Éditions sociales, 1987 et au livre d’Albert Soboul, issu de sa thèse magistrale, « Les Sans-culottes », Paris, Seuil, 1968.

[3Suivant l’expression consacrée de l’historien Philippe Vigier.

[4Le lecteur désireux d’approfondir consultera Maurice Agulhon, « 1848 ou l’apprentissage de la République », Paris, Seuil, 1992.

[5Sur le CCRVAP, lire Jean Dautry et Lucien Scheler, « Le Comité central républicain des vingt arrondissements de Paris », Paris, Éditions Sociales, 1960.

[6Pierre Denis, « Vieille politique », 8 mai 1871.

[7Pierre Denis, « Les aveugles de la presse », 23 mars 1871.

[8« Le Prolétaire. Organe des revendications sociales, XIe arrondissement », 19 mai 1871.

[9Sur cette question, lire l’excellent petit livre intitulé « Précis d’anti-électoralisme élémentaire. 120 motifs de ne pas aller voter », Introduction de Raoul Vilette, Paris, Les nuits rouges, 2007.